La prévention

La prévention s’applique à réduire le nombre et la gravité des maladies et des accidents. De nature «probabiliste », elle se définit par rapport à des facteurs de risques. Elle est traditionnellement scindée en trois parties calquées sur l’histoire naturelle d’une maladie, dans un continuum allant de l’absence de symptôme jusqu’à l’invalidité. (OMS, 1948)

Une approche fondée sur les stades de la maladie

› La prévention primaire a pour but de soustraire à un risque, de réduire l’incidence d’une maladie.

› La prévention secondaire a pour but de réduire la phase de latence et la prévalence d’une maladie (c’est-à-dire le nombre de personnes malades).

› La prévention tertiaire a pour but de réinsérer, compenser, éviter rechute et récidive.

Une approche populationnelle

 Gordon a proposé, en 1982, une autre classification (30), qui n’est plus organisée par une approche clinique comme la précédente mais par une approche populationnelle. 

 

Elle distingue :

› la prévention universelle (pour tous) ;

› la prévention sélective (pour des sous-groupes de populations spécifiques, comme les femmes enceintes par exemple) ;

› la prévention ciblée (pour des sous-groupes de population spécifiques présentant des facteurs de risque). Cette dernière définition a été adoptée par l’Inserm dans le cadre de ses expertises collectives.